Système sanguin : L’accident vasculaire cérébral (AVC)

Un accident vasculaire cérébral, plus simplement appelé «AVC», correspond à une lésion du tissu cérébral due à une interruption de la circulation sanguine vers le cerveau qui n’est alors plus alimenté en oxygène.

 

Deux mécanismes peuvent être à l’origine de l’interruption de la circulation sanguine :

– Dans 80% des cas, il s’agit de la formation d’un «bouchon» dans une artère souvent dû à l’accumulation de graisses sur la paroi des vaisseaux sanguins (infarctus cérébral),

– Dans 20% des cas, l’AVC est la conséquence de la rupture d’un vaisseau sanguin entraînant un épanchement de sang dans le cerveau (hémorragie cérébrale).

 

Quels sont les symptômes ?

60 % des victimes d’AVC meurent ou restent handicapés, il est donc important de connaître les signes avant-coureurs et d’agir rapidement. Le symptôme le plus fréquent d’AVC est un relâchement soudain du visage, du bras ou de la jambe, le plus fréquemment d’un seul côté.

Voici les autres signes :

– Engourdissement ou paralysie du visage, du bras ou de la jambe, particulièrement d’un seul côté,

– Difficulté à parler ou à comprendre, confusion mentale,

– Trouble de la vision,

– Difficulté à marcher, vertiges, perte d’équilibre,

– Mal de tête intense de cause inconnue.

Attention, dans le cas d’un AVC mineur (appelé accident ischémique transitoire), les caractéristiques sont semblables mais elles sont plus bénignes et durent généralement moins d’une heure. Ces «mini AVC» sont souvent les signes avant-coureurs d’un AVC grave.

 

Que faire en cas d’AVC ?

Il faut réagir le plus vite possible. Chaque minute de perdue, c’est deux millions de neurones détruits.

 

Comment l’éviter ?

Le principal facteur de risque de l’AVC, c’est l’hypertension artérielle. Or, sur les millions d’hypertendus dans le monde, 50 % ignorent qu’ils le sont. Il est donc important de faire surveiller sa tension artérielle par son médecin. Par ailleurs, certains facteurs sur lesquels il est possible d’agir augmentent le risque d’AVC : le tabagisme, le cholestérol et le diabète, l’alcoolisme, les contraceptifs oraux. Il est recommandé de faire de l’exercice une demi-heure par jour, manger cinq portions de fruits et de légumes par jour et limiter sa consommation de sel, de graisses et de sucre.

 

Quel est le traitement ?

La nature du traitement dépend de la cause exacte de l’AVC et de sa gravité. Si on arrive à l’hôpital dans les trois heures qui suivent le premier signe d’AVC, le médecin administrera tout de suite un thrombolytique pour dissoudre les caillots sanguins qui ont pu se former dans les artères. Le médecin va rechercher de quel type d’AVC il s’agit et sans doute prescrire des médicaments pour aider à soulager les symptômes et éviter une récidive. Certaines situations nécessitent une opération chirurgicale. Dans tous les cas, il conseillera de changer les habitudes de vie pour atténuer le risque. Les médicaments les plus fréquemment utilisés dans le traitement de l’AVC sont les anti-agrégants plaquettaires (aspirine), les anticoagulants (warfarine), les antihypertenseurs et les normolipémiants.

 

Quelles sont les conséquences ?

La plupart des personnes victimes d’un AVC se retrouvent plus ou moins handicapées physiquement et ont besoin de soins de longue durée à domicile. Un AVC peut survenir brusquement et entraîner la mort si des soins ne sont pas dispensés immédiatement. Il est possible de récupérer après un AVC, notamment grâce à la réadaptation. Mais la gravité du handicap à long terme dépend de l’importance de la lésion cérébrale. Pour éviter la récidive, il est important de conserver un mode de vie sain et de suivre scrupuleusement le traitement médical. Les patients qui ont eu un AVC risquent d’en avoir un deuxième.