Euro 2020 : L’UEFA songe à un plan B

En raison du Covid-19, la mise sur pied d’un tournoi disputé dans 12 pays en juin prochain paraît peu réaliste. Une solution de repli sur la seule Russie serait déjà à l’étude.

 

Déjà reporté d’une année en raison de la pandémie de Covid-19, l’Euro 2020 doit normalement se disputer du 11 juin au 11 juillet 2021. Alors que le plan initial prévoyait de disputer la compétition dans 12 villes hôtes réparties dans 12 pays (de l’Espagne à la Russie en passant notamment par le Danemark et l’Angleterre…), il est très peu vraisemblable qu’il puisse se dérouler sous cette formule, initiée en son temps par Michel Platini.

 

Un tournoi sous cloche sanitaire?

Dans une Europe (re)confinée, il est difficile sinon impossible d’imaginer les 24 équipes passer d’un pays à l’autre, alors même que certaines frontières sont fermées. Sans parler de la gestion des supporters eux-mêmes, à considérer qu’il puisse y en avoir – on parle toujours davantage d’une compétition qui se déroulerait à huis clos, sous cloche sanitaire.

Conscient de la dégradation de la situation épidémiologique qui prévaut aujourd’hui dans tout le continent et dans l’incapacité de savoir comment la pandémie de coronavirus va évoluer durant les prochains mois, l’UEFA imaginerait dorénavant un plan B, consistant, croit savoir nos confrères du Parisien, à se replier sur un seul pays, qui accueillerait dès lors toutes les rencontres.

On évoque ainsi un Euro 2020 organisé exclusivement en Russie, qui possède l’avantage, non négligeable, de disposer déjà des infrastructures nécessaires après avoir organisé la Coupe du monde 2018 de manière impeccable.

Si le flou persistant entourant la réelle situation sanitaire ne plaide pas en faveur de la solution russe (officiellement, Moscou annonce 29 000 décès liés au Covid-19 pour plus de 1,6 million de cas), l’UEFA aurait déjà reçu quelques assurances de la part du gouvernement de Vladimir Poutine.

Autre piste étudiée: la possibilité d’organiser un Euro 2020 concentré dans les différents stades de Londres, un peu à l’image du Final 8 de la Ligue des champions organisé sous bulle sanitaire en août dernier à Lisbonne.

À Nyon, au siège de l’UEFA, on répète inlassablement que rien n’a encore été décidé. Avant de se prononcer, ses dirigeants aimeraient connaître les règles sanitaires en vigueur dans chaque pays – un élément clé s’agissant du potentiel accueil des spectateurs et des recettes qui en découlent. Voici deux semaines, Aleksander Ceferin, le patron de l’UEFA, n’avait pourtant pas exclu un redimensionnement du prochain Euro afin de ne pas multiplier les déplacements de population et faciliter la circulation du virus. «Pour le moment, indiquait-il alors, le plan est de jouer l’Euro comme il est prévu. Mais je dois dire qu’au lieu de douze pays, il est possible que l’Euro prenne place dans onze, huit, cinq ou seulement un pays».

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