Diabète : L’IMC : un facteur de risque plus fort que la génétique ?

L’indice de masse corporelle (IMC) est un facteur de risque plus important que la génétique pour le diabète de type 2, ont démontré pour la première fois des scientifiques britanniques.

 

Les chercheurs de l’Université de Cambridge avancent également que le risque de diabète de type 2 semble augmenter quand l’IMC d’un individu franchit un certain «seuil» qui varie d’une personne à l’autre. Cela pourrait expliquer pourquoi des individus ayant un poids normal souffrent de diabète, mais non des gens obèses.

« Ils nous disent que même la génétique n’est pas aussi puissante qu’un indice de masse corporelle élevé, et ça c’est nouveau», disent les scientifiques.

Les chercheurs se sont intéressés à près de 500 000 Britanniques. Ils ont constaté que ceux dont l’IMC était le plus élevé multipliaient par 11 leur risque de diabète de type 2, peu importe leur profil génétique.

L’IMC est une corrélation simple entre la taille et le poids d’un individu. Un indice entre 18,5 et 25 témoigne d’un poids santé, tandis qu’un indice supérieur à 30 est synonyme d’obésité.

On prévient toutefois que ce calcul a ses limites. L’indice de masse corporelle regroupe plusieurs choses. « Pour atteindre un IMC [élevé], peut-être que l’alimentation n’est pas de la meilleure qualité, que la quantité d’exercice n’est pas optimale, que le sommeil n’est pas ce qu’il devrait être, il y a peut-être d’autres facteurs aussi… »

La communauté scientifique sait depuis longtemps qu’une perte de poids peut prévenir l’apparition du diabète, et même faire disparaître la maladie une fois qu’elle s’est manifestée. Les auteurs de la nouvelle étude sont encore à peaufiner leur notion de «seuil» au-delà duquel le risque de diabète de type 2 augmenterait, mais ici aussi, on émet des réserves.

«C’est présenté de façon très simpliste. Ce n’est pas seulement une question de l’IMC, c’est l’interaction de multiples facteurs comme la métabolisation du sucre, la métabolisation du gras, l’inflammation… Ce sont tous des facteurs derrière l’IMC».

Le plus important à retenir est qu’il y a «toujours quelque chose à faire» pour combattre le diabète, d’autant plus que cette étude indique que la génétique n’a pas le dernier mot.