Science : A quoi sert l’herbe à chat ?

On a tous vu un jour un chat en train de manger de l’herbe, ou, pour être précis, de l’herbe à chat. Il faut savoir qu’il existe de l’«herbe à chat» et des «herbes-aux-chats». Deux notions très différentes, et les chats peuvent raffoler des deux.

 

L’herbe à chat, pour commencer, est le nom donné  à de jeunes pousses de graminées (comme le blé, l’avoine, le seigle ou l’orge) que l’on trouve dans le commerce. Elle permet à l’animal de satisfaire son besoin en végétaux, et de se purger le tube digestif : elle l’aide à régurgiter les boules de poils qu’il a absorbées en se léchant.

En effet, lorsqu’il fait sa toilette, le chat ingère beaucoup de poils, qui peuvent parfois former des boules qui s’accumulent dans l’œsophage ou dans l’estomac : on parle de «trichobézoards». Si elles ne sont pas éliminées, les boules de poils peuvent entraîner une anorexie, des vomissements de sucs gastriques, voire dans les cas les plus graves, conduire à des occlusions intestinales. Pour éviter ces problèmes, il est conseillé de brosser régulièrement son chat. Mais dans la nature, il a appris à se débrouiller tout seul et à consommer de l’herbe : le brin va s’enrouler autour des boules de poils, rendant l’ensemble plus facile à recracher.

Quant aux «herbes-aux-chats», cette expression regroupe en fait diverses plantes provoquant un effet euphorisant ou excitant sur certains félins (tigres, léopards et lynx), dont bien entendu les chats. L’herbe-aux-chats la plus connue est la cataire (Nepeta cataria), plante aromatique semblable à la menthe, utilisée classiquement comme plante médicinale. Elle libère une molécule chimique, la népétalactone, qui atteint le système nerveux des chats, active le déclenchement de phéromones sexuelles et surtout le comportement d’excitation, voire d’euphorie, qui les accompagne. En quelques minutes seulement, les chats vont se mettre à renifler, se rouler à terre, lécher ou se frotter contre des objets, faire des étirements, des sauts ou somnoler. Certains peuvent aussi se mettre à baver. Des chercheurs suggèrent également que les chats auraient des hallucinations, et des comportements de chasse soudains.