Coronavirus : Facebook et Google sollicités pour cartographier la maladie

Deux importants alliés aux côtés des États-Unis dans la lutte contre le nouveau coronavirus. Google et Facebook entendent mettre leur expertise à profit pour aider la première puissance économique du monde à faire face à la pandémie.

 

Il s’agit concrètement pour les deux géants d’Internet de participer à la collecte des informations de localisation à partir des smartphones des Américains et de les utiliser de manière anonyme pour cartographier la propagation de la maladie et prévoir les besoins médicaux urgents.

« Nous sommes en train d’explorer les moyens par lesquels des informations de localisation anonymisées agrégées pourraient aider dans la lutte contre COVID-19 »,a déclaré au Washington Post, Johnny Luu, porte-parole de Google.

Le nouveau coronavirus ou COVID-19 qui a déjà quadrillé toute la planète avec près de 200 000 cas pour quelque 7 800 morts n’a pas épargné les États-Unis. Le virus a déjà touché plus de 4 600 Américains et tué une centaine d’autres.

Une situation qui a poussé Donald Trump a prendre des mesures drastiques comme la fermeture des frontières avec le voisin canadien et la suspension des vols en partance ou en provenance des pays de l’UE et du Royaume-Uni.

 

« Comme en Chine et en Corée du Sud »

Mais des mesures « insuffisantes ». « Il est clair que les efforts à grande échelle des plateformes technologiques pourraient faire pencher la balance du bon côté pour contenir la pandémie et sauver des milliers, voire des millions de vies », ont écrit les médecins, les épidémiologistes et les chercheurs américains.

Ils ont également aux deux autres GAFA (Apple et Google), « d’intégrer au système d’exploitation des téléphones un outil de suivi, que les utilisateurs pourraient choisir d’activer, de manière anonyme, pour savoir s’ils ont été en présence de cas identifiés ».

Mais pas vraiment facile à appliquer. Aux États-Unis, l’utilisation de données personnelles est très sensible après plusieurs scandales. Il est par exemple, reproché à la National Security Agency (NSA) d’avoir effectué des enregistrements téléphoniques sans autorisation d’utilisateurs.

Pour les scientifiques américains, « le suivi des contacts entre les personnes a bien fonctionné en Chine et en Corée du Sud, et un tel outil rendrait cette méthode utilisable partout, à grande échelle».