Prix des fruits et légumes : C’est reparti à la hausse !

Les fruits et légumes ont renoué avec la hausse des prix. Sur les étals des marchés, aucune marchandise n’échappe à cette flambée qui ne répond à aucune règle ou logique. Ne savant plus à quel saint se vouer, les consommateurs se retrouvent une fois de plus, pris au piège par le dictat des marchands de fruits et légumes.

 

Les prix des fruits et des légumes ont grimpé. C’est l’envolée ! La facture du panier du marché s’est alourdie depuis quelques jours. Elle pèse lourd sur le portefeuille des Algériens suffisamment épuisé par les dépenses de la rentrée scolaire.

Dans la capitale, aucun marché de fruits et légumes n’a échappé à cette flambée. C’est le cas du marché de Ain Bénian à l’ouest d’Alger, qui pourtant ne désemplit pas. Ici, les clients se pressent autour des étals pour s’approvisionner en fruits et légumes. Même si la qualité est bien au rendez-vous, les prix affichés, eux, font fuir. Certains légumes ont vu leurs prix battre des records. Ils ont facilement dépassé le double du prix habituel.

Proposés à 200 dinars le kilogramme, le navet et la courgette ont frôlé quelques il y a quelques jours, des prix exorbitants. «A la veille de Achoura, le navet et la carotte ont été vendus à 300 dinars», assure Halim. Des prix excessifs qui ont justement, dissuadé ce père de famille à acheter ces deux légumes. Cette fois ci, Halim et sa famille n’ont pas eu droit à la fameuse rechtta aux navets, au repas de cette fête religieuse.

Ne répondant plus à la loi de l’offre et de la demande, cette flambée des prix n’a épargné aucun légume. L’haricot persiste et continue à afficher 250 dinars le kilogramme et la laitue a considérablement augmenter pour atteindre 150 dinars. La carotte et le piment se sont alignés sur 120 dinars le kilo et le poivron est vendu à 100 dinars. Au même prix que le concombre et la betterave, l’indispensable tomate reste ainsi la plus accessible avec 80 dinars le kilo suivie par l’oignon à 50 dinars.

Les marchands de légumes eux, trouvent toujours les meilleurs arguments. Entre la canicule, le manque de production et la baisse de l’offre, les justificatifs ne manquent pas.  «Les prix des marchandises sont toujours élevé aux marchés de gros. A peine, si j’arrive à avoir un bénéfice de 10 dinars», tente un vendeur de légumes de justifier les prix exagérés affichés sur son étals.

Dans les étroites allées du marché de Ain Bénian, Malika va d’un étal à un autre. Tantôt elle palpe les légumes, tantôt elle se contente de les scruter des yeux. «C’est trop cher !», ne cesse-t-elle de répéter. Après plusieurs tours, la quadragénaire s’éloigne des étals et se dirige vers la sortie du marché. Visiblement rebutée par les prix affichés, elle préfère faire ses emplettes chez les vendeurs informels des camionnettes garées devant ce haut lieu de commerce. «Les prix sont moins élevés chez les vendeurs des camionnettes. C’est là que je pourrais remplir mon panier de légumes mais aussi de fruits», dit-elle.

 

La pomme de terre fait de la résistance

Le prix de la pomme de terre est maintenu à la hausse depuis plusieurs mois. Sur les étals du marché de Aïn Bénian, elle ne descend pas à moins de 60 dinars le kilogramme. Seul le tubercule de mauvaise qualité est cédé à 50 dinars. A ce prix, de nombreuses familles font abstraction de ce produit. Pour eux, finis les plats de frites à volonté. «Je n’achète plus la pomme de terre en quantité car elle est chère. Je me contente d’un seul kilo que j’utilise en potage. Les frites, c’est fini», affirme une vielle dame.

 

Toujours chers les fruits

Sur les étals de fruits, une grande et belle variété de marchandises est exposée. Seulement, elles restent inaccessibles pour nombre de bourses. Les prix s’emballent et ces étals sont de moins en moins sollicités. Ici, les clients se contentent de brèves haltes. Ils se contentent d’admirer les fruits si appétissants.

La figue est proposée à 280 dinars le kilogramme. La pomme est vendue à  250 dinars et la banane cédée à 220 dinars au même prix que le raisin rouge. Quant au raisin blanc, il est à 180 dinars le kilo tout comme la poire. En affichant 160 dinars le kilogramme, la nectarine reste ainsi, le fruit le «moins cher» du marché.

 

Les vendeurs informels, la «solution» ! 

Face à la cherté des fruits et légumes, les vendeurs ambulants sont désormais la seule alternative pour des faibles bourses. Installés dans leurs camionnettes à travers plusieurs quartiers de la capitale notamment à Zéralda, Ouled-Fayet, Souidania, Aïn-Benian, Eucalyptus, El-Harrach, Dergana, …, ces commerçants attirent de plus en plus de clients. Ici, les prix sont plutôt modérés et les clients ont le droit de choisir eux-mêmes, leurs produits. Ces endroits n’attirent pas uniquement les gens à faibles revenus. Même des personnes à l’aspect aisé n’hésitent pas à faire leurs achats chez ces vendeurs ambulants.

Katia Sari