Infection : Retirer une tique: les gestes = faire et ceux à ne pas faire

La tique est un acarien qui se nourrit de sang animal et humain. Il n’est pas dangereux à condition de le retirer rapidement.

 

On le trouve principalement dans les hautes herbes et dans les forêts. Après une randonnée, il est important de s’inspecter afin de retirer l’indésirable acarien s’il s’est accroché à la peau. La tique adore les endroits chauds et humides (plis de l’aine, aisselles, cuir chevelu). Si on remarque sa présence sur la peau après une balade, il faut l’ôter rapidement grâce à une pince spéciale. L’idéal est la pince «crochet» qui permet de retirer la tique en entier, sans la presser. Une fois placée sous la tique, la pince doit être tournée dans le sens contraire des aiguilles d’une montre. La tique se décrochera sans problème après quelques tours.

Mais attention, l’utilisation d’éther ou d’alcool avant de retirer le parasite est contre-indiquée, car ils «stressent» l’animal. Après, il est vivement conseillé de désinfecter la blessure et de la surveiller. Si un halo rouge et migrant apparait autour de la morsure, il faut consulter immédiatement.

 

Maladie de Lyme

Le risque principal avec les morsures de tiques est la maladie de Lyme. Cette infection est causée par une bactérie, Borrelia burgdorferi, transmise par une morsure de tique infectée. En plus de l’homme, la tique peut parasiter les animaux. Elle va mordre l’hôte, grâce à ses rostres (pièces buccales en forme de crochets), et s’y accrocher pour se gorger de son sang. Si on ne l’enlève pas, son repas peut durer de 3 à 10 jours. Certaines tiques sont contaminées par la bactérie du genre Borrelia et peuvent alors transmettre la maladie de Lyme. Si la tique est contaminée, elle peut transmettre la bactérie à partir de la 12e heure (risque maximal entre 48 et 72h). Il est donc primordial de retirer la tique aussi vite que possible.

Les symptômes de la maladie de Lyme sont multiples. L’érythème migrant est un des premiers signes le plus souvent évoqué. Il s’agit d’une lésion arrondie ou ovale s’étendant à partir du site de la morsure. Il apparait chez 75% des personnes infectées, principalement entre le 7e et le 14e jour. Malheureusement, cet halo – signe indiscutable de la présence de la bactérie – n’est pas toujours présent. Il faudra donc être attentif à l’apparition d’un symptôme grippal (douleurs musculaires, fièvre, courbatures, fatigue, céphalées,…) et consulter rapidement afin de débuter un traitement antibiotique. Si la maladie n’est pas traitée, l’infection peut se disséminer et créer, même des années après la morsure, des atteintes neurologiques, de la fatigue, des troubles cardiaques,…

Il faut donc être vigilant par rapport à ces tiques mais ne pas tomber dans la psychose… les chiffres parlent d’eux même: seulement 1% des personnes mordues sont contaminées.

 

Protection

Pour se prémunir de ces  petites bêtes, rien de tel que la prévention. Lors de balades en forêt, en camp  de vacances ou dans les champs par exemple, il est conseillé de:

Porter des vêtements longs et couvrants (imprégnés de perméthrine pour les professions à risques)

– Enfiler des chaussures fermées et porter des chaussettes hautes

Appliquer un spray ou un roller répulsif à base de DEET 20 à 50% sur les zones exposées, en évitant le visage. Les produits à base de DEET se trouvent en pharmacie. Les sprays et rollers fortement dosés ne sont pas conseillés chez les femmes enceintes et les jeunes enfants. De plus, le DEET a tendance à diminuer l’efficacité de la crème solaire. Il faudra donc l’appliquer à distance de celle-ci (1 à 2 heures idéalement). Il faut aussi toujours demander conseil à son médecin.