Techno : Les tweets agressifs de Trump pourraient être «contextualisés»

Plutôt que de les supprimer, Twitter envisage d’accompagner d’éléments de «contexte» certains tweets qui enfreignent ses règles d’utilisation mais dont il estime qu’ils relèvent de l’intérêt public car publiés par des figures politiques, comme Donald Trump.

Cette idée intervient après plusieurs polémiques autour des messages de personnalités politiques, en particulier du président américain : certains de ses tweets agressifs, voire insultants, peuvent enfreindre les règles d’utilisation du réseau social.

Depuis son arrivée à la Maison-Blanche, des voix se sont élevées à maintes occasions pour demander à Twitter de suspendre son compte @realDonaldTrump, mais Twitter a toujours répondu que «la valeur informative» de certains messages exigeait qu’ils restent sur la plateforme.

Pour autant, «comment pouvons-nous mettre du contexte autour (de messages enfreignant les règles) de façon à ce que les gens sachent que le contenu enfreint nos règles d’utilisation (mais) qu’il y a une utilité à le laisser sur la plateforme?», a dit Vijaya Gadde – responsable entre autres des questions juridiques chez Twitter – qui s’exprimait lors d’une conférence organisée par le Washington Post.

«Une des choses que nous regardons de près […], c’est comment on pourrait signaler» ce type de messages, a-t-elle dit, sans nommer le président.

Pour autant, les tweets faisant par exemple des menaces violentes contre quelqu’un resteraient bannis de Twitter, quelle que soit la personne qui les envoie, a-t-elle dit selon le journal, qui a reproduit ses propos jeudi 28 mars.

Twitter a confirmé examiner différents moyens pour signaler les messages enfreignant ses règles mais jugés assez importants pour rester sur le site.

Le compte Twitter @realDonaldTrump compte près de 60 millions d’abonnés et est devenu le moyen d’expression favori de Donald Trump.

Paradoxe, le président américain a de nouveau accusé la semaine passée les réseaux sociaux, dont Twitter, de pratiquer une «discrimination» contre les utilisateurs de droite, dénonçant une «collusion» des géants technologiques avec la gauche.

 

Google veut améliorer l’accès à internet de Cuba

Par ailleurs, le géant américain Google a signé jeudi 28 mars un accord avec l’opérateur public cubain Etecsa pour améliorer l’accès de l’île à internet «quand les conditions techniques le permettront», malgré les tensions diplomatiques entre les deux pays.

Actuellement, Cuba est connecté en fibre optique via un câble sous-marin à partir du Venezuela, mais le service reste lent et souvent surchargé.

L’île pourrait bénéficier d’un accès plus rapide avec un deuxième câble-Google en possède déjà plusieurs dans la région-, ou en se rattachant aux câbles sous-marins reliant les États-Unis à l’Amérique latine.

Mais dès maintenant, Google et Etecsa vont commencer à négocier un accord complémentaire visant à améliorer la qualité d’accès de Cuba aux contenus hébergés par les serveurs de Google, selon le protocole d’accord dévoilé par les deux partenaires lors d’une conférence de presse à La Havane.

« Nous avons concrétisé nos plans de connecter de façon directe les deux réseaux, sans intermédiaire, par internet, quand les conditions techniques le permettront », a déclaré Luis Adolfo Iglesias, directeur des investissements à Etecsa, qui détient le monopole des télécommunications à Cuba.

Le représentant de Google à Cuba, Brett Perlmutter,  a annoncé la formation d’« un groupe de travail composé d’ingénieurs d’Etecsa et de Google qui vont travailler ensemble pour étudier les moyens d’installer la connexion internet directe ».

Depuis décembre 2018, le réseau 3G de téléphonie mobile est disponible sur l’île. Les 11 millions d’habitants de Cuba n’avaient auparavant accès à internet qu’à des points wifi publics et payants.

Sur les 5,4 millions de clients Etecsa, plus de 1,8 million ont déjà souscrit à la 3G.

En 2018, lors d’une visite sur l’île, un représentant de Google avait évoqué la question de l’accès à internet à Cuba après un entretien avec le président Miguel Diaz-Canel.

Cuba, soumis à un embargo américain depuis 1962, est en quête de partenaires étrangers pour relancer son économie, au ralenti, mais Washington, qui accuse La Havane de soutenir le président du Venezuela Nicolas Maduro, menace d’appliquer à partir du 17 avril le chapitre III de la loi Ley Helms-Burton de 1996.