Espace : Que sait-on des exoplanètes?

C’est, à peu de chose près, la définition de ce que l’on appelle des exoplanètes, c’est à dire des planètes orbitant autour d’une étoile qui se situe au-delà de notre système solaire.

Certaines d’entre elles pourraient abriter une forme de vie, d’autres non.

Les premières exoplanètes ont été découvertes dans les années 1990. Si leur existence avait été posée bien avant, les scientifiques n’avaient alors pas les outils adéquats pour certifier leurs hypothèses.

La distance, notamment, rendait leur étude extrêmement complexe.

Depuis, en deux décennies à peine, plusieurs centaines d’exoplanètes ont été découvertes. Il existe aujourd’hui plusieurs méthodes de détection. L’une d’entre elles consiste notamment à identifier une exoplanète à partir de l’ombre que celle-ci projette sur la surface de l’étoile autour de laquelle elle orbite.

Cela implique néanmoins que le mouvement puisse être observé depuis la Terre, c’est-à-dire lorsque l’exoplanète se positionne entre celle-ci et son étoile-mère.

Une autre méthode consiste à remarquer des variations de position d’une étoile liées à l’attraction gravitationnelle effectuée par la planète sur l’étoile.

Si la majorité des exoplanètes sont fort différentes de notre Terre, leur étude permet d’appréhender d’autres systèmes que celui dans lequel nous vivons. Sur CoRoT-7b, il ne pleuvrait pas de l’eau mais bien des cailloux et, tandis que l’une face serait exposée en permanence à une température de 2000°C, l’autre face, à l’ombre, resterait en dessous des -200°C.

Les télescopes spatiaux et terrestre permettent aujourd’hui d’étudier de nombreux détails de la composition des exoplanètes tels que leurs masses, la composition de leurs atmosphères, leurs températures ou la gravité qui y est exercée. Ceux-ci mettent notamment en évidence la présence possible d’eau ou de méthane, éléments précurseurs à l’émergence de la vie telle que nous la connaissons.

Pour qu’une exoplanète soit habitable, elle doit donc réunir un ensemble d’éléments bien spécifiques. L’exploration de l’univers permet ainsi de mettre en valeur l’extraordinaire combinaison de tous ces éléments qui ont fait de la Terre un monde si précieux.

 

 La Chine veut une fausse Lune pour éclairer ses villes

Par ailleurs, selon le journal China Daily, la Chine veut lancer dans l’espace d’ici 2020 une «Lune artificielle», qui réfléchirait sur Terre la lumière du soleil durant la nuit et permettrait de réaliser des économies d’éclairage.

Ce satellite équipé d’une pellicule réfléchissante serait chargé d’illuminer la grande ville de Chengdu et devrait être huit fois plus lumineux que l’astre lunaire, rapporte le journal.

Un premier exemplaire devrait d’abord être envoyé dans l’espace, suivi en cas de réussite de trois autres en 2022, a expliqué le chef de la Tian Fu New Area Science Society, l’organisme responsable du projet.

«La première Lune sera principalement expérimentale, mais les trois envoyées en 2022 constitueront le véritable produit fini. Elles auront un grand potentiel en termes de services à la population et d’un point de vue commercial», selon M. Wu.

En renvoyant sur Terre la lumière du soleil, le satellite, qui évoluerait à 500 km d’altitude, est censé pouvoir se substituer partiellement à des lampadaires. Il pourrait ainsi faire économiser environ 1,2 milliard de yuans (150 millions d’euros) d’électricité par an à la ville de Chengdu s’il arrive à illuminer une superficie de 50 km2.

La source de lumière artificielle pourrait également être utilisée après des catastrophes naturelles, en déviant les rayons solaires vers des zones terrestres où l’alimentation électrique a été coupée, a souligné Wu Chunfeng.

La Chine n’est pas le premier pays à tenter de réfléchir les rayons du soleil sur la Terre. Dans les années 1990, des scientifiques russes avaient mis au point un projet similaire baptisé Znamya («Bannière»), arrêté après quelques essais.