Vaines promesses

Décidément les belles résolutions adoptées lors du fameux Symposium sur le devenir du football national se sont envolées aussitôt le colloque clos.

On avait alors parlé d’investir à fond sur le football local, de réduire ces salaires faramineux afin de mieux prendre en charge les petites catégories, de faire des clubs de véritables professionnels pareils à des entreprises commerciales susceptibles de générer des bénéfices ou du moins de se prendre en charge, de trouver une solution définitive à la violence qui sévit dans les stades…

Or de tout cela, rien du tout ! On a aussitôt repris les bonnes vieilles habitudes et la gestion du football national est réduite à des marchandages sordides, des petits règlements de comptes, des conflits sempiternels entre structures liées à la FAF… Et pour couronner le tout, le recrutement des joueurs étrangers ne s’est jamais aussi bien porté et on continue à prospecter du côté des clubs d’outremer quitte à dépenser un argent qu’on ne possède pas.

C’est donc dans cet embrouillamini qu’un jeune footballeur natif d’El Oued et évoluant au sein du club anglais FC Liverpool, attire toutes les attentions. A croire que le jeune Yasser Larouci est le messie qui est tout désigné pour sauver notre football.

Du coup, certaines voix s’empressent de forcer la main à la FAF afin qu’elle le chipe à la FFF où il a de fortes chances de signer avec l’équipe de France. Et cela nous rappelle un bien étrange épisode lorsqu’il y a quelques années, un certain Fékir, footballeur à la filiation algérienne et évoluant dans un club français, a fait marcher et le président de la FAF et l’entraineur national et tout le staff technico-administratif en leur faisant croire qu’il allait signer pour l’équipe d’Algérie avant de s’engager avec l’équipe de France Espoirs !

C’est le même scénario qui est en train de se mettre en place avec ce Yasser qui se fait désirer. Avant d’opter, c’est sûr, pour la France.

Décidément, on ne tire jamais de leçons !

K.A.