Nouvelles villes, nouveaux problèmes

Il nous faut cesser de considérer tout point de vue ou tout article de presse qui nous vient de l’étranger comme portant atteinte au pays et cherchant à semer la confusion.

Le journal Le Monde  a délégué une journaliste pour faire un reportage sur la nouvelle ville de Sidi-Abdallah et en fait, elle n’a fait que constater ce que l’on sait déjà.

A savoir une gigantesque suite de bâtiments qui se ressemblent tous et qui font office de cités-dortoirs sans aucune commodité si on peut appeler l’épicerie ou la boulangerie, des commodités.  Parce que ces ensembles immobiliers ont été conçus dans l’urgence de reloger les nombreux demandeurs sans aucune étude préalable de l’environnement et du cadre de vie.

En définitive, des milliers de citoyens sont logés et se retrouvent dans un désert infrastructurel, culturel, sportif puisqu’ils se déplacent en masse vers les villes voisines pour le moindre service.

Au départ, il était prévu d’édifier des ensembles urbains, des îlots dotés de tous les espaces sportifs, culturels, de jeux et de loisirs. Mais à l’arrivée, on a paré au plus pressé, caser les gens puisque la culture, le sport, le loisir sont toujours considérés comme un luxe dont on peut se passer.

Alors à l’évidence, ces nouvelles villes deviennent vite des cités-poudrières livrées aux gangs de la drogue et des parkings sauvages.

Pourtant l’exemple de la nouvelle ville d’Aïn El Bey à Constantine, aurait du instruire les concepteurs des nombreux risques à parquer comme cela des milliers d’habitants dans des espaces clos sans d’autres perspectives que celle d’aller ailleurs chercher le loisir, notamment pour les jeunes.

Mais on refait le même schéma à Alger où les villes de Zéralda et Mahelma sont devenues trop exigües pour contenir toute cette foule qui vient de Sidi Abdallah  qui peine à stationner, à déambuler dans les rues, le marché…

Et il y aura toujours un commis de l’Etat qui viendra louer les vertus de cette politique du relogement qui a touché des millions de citoyens.

A quel prix ?

N.B.