Forme : Pourquoi respirer doucement aide à se calmer ?

Respirer calmement lorsqu’on est stressé permet de s’apaiser. Tout se passe en fait dans le cerveau. Les aires qui gèrent la respiration et l’excitation communiquent entre elles.

«Respirer calmement, inspirer, expirer…». Lors d’une crise d’angoisse ou d’un moment particulièrement stressant, on conseillé de calmer la respiration pour retrouver la sérénité. Si ce réflexe semble naturel, des scientifiques de l’Université de Stanford, aux Etats-Unis, viennent de montrer comment ça marche.

La respiration agit sur le rythme cardiaque, mais celui-ci n’est qu’un indicateur qui évolue en plus ou en moins.

Le cœur n’est en fait pas le seul à suivre le mouvement de la respiration. Le cerveau aussi est relié aux inspirations et expirations. Les neurones qui contrôlent ce réflexe sont en lien avec un autre groupe de neurones qui gèrent l’attention, l’agitation, le stress et l’anxiété. Ces cellules du cerveau communiquent entre elles.

L’état de stress ou d’apaisement varie ainsi en fonction du type de respiration : régulière, excitée, soupir, bâillement, halètement, rire, et même sanglot.

 

La respiration agit sur les émotions

Lorsqu’une personne est agitée ou stressée, le fait de respirer plus calmement et plus lentement va transmettre à son cerveau un rythme plus apaisé et cette humeur va se généraliser. Elle va ainsi retrouver son calme. Les chercheurs à l’origine de l’étude parue dans Science «espèrent que la compréhension de ces réseaux de neurones mènera à des thérapies pour gérer le stress, la dépression et les émotions négatives».

 

Relaxation : la respiration est essentielle

La respiration peut avoir le don de calmer, déstresser et détendre. Encore faut-il savoir la pratiquer correctement.

Tel le pilote automatique d’un avion, le cerveau contrôle le rythme et l’amplitude de la respiration sans qu’on en ait conscience.

Malheureusement, il commande aussi au cœur de s’emballer quand on a peur, et le système cœur-poumons étant intimement lié, on se retrouve le souffle coupé par l’angoisse ou accéléré par le stress.

De plus, assis la plus grande partie de la journée, sans faire d’exercice, on adopte souvent de mauvaises positions qui compriment la cage thoracique. Résultat : on ne mobilise qu’à peine 30 % des 6 litres d’air que contiennent les poumons.

Les spécialistes rappellent que cette mauvaise respiration joue un rôle important dans l’apparition de la spasmophilie. Dans certains pays, on appelle ces symptômes crises d’hyperventilation.

En effet, une respiration trop rapide et superficielle entraîne une élimination excessive du gaz carbonique acide qui aboutit à une alcalinisation de toutes les cellules de l’organisme. Les neurones y étant particulièrement sensibles, le système nerveux devient hyperexcitable.

Respirer correctement est donc indispensable à la sérénité. C’est aussi optimiser la circulation sanguine, l’oxygénation de tout l’organisme et l’élimination des toxines. C’est pourquoi on y gagne un état de santé optimal et un bien-être immédiat.

 

La respiration qui calme

Inspirer par le nez en gonflant le ventre, puis en soulevant les côtes et en emplissant la cage thoracique. Faire une petite pause de quelques secondes pour bien laisser pénétrer l’oxygène puis expirer très doucement par la bouche (comme si on souflait sur une bougie sans l’éteindre), en rentrant progressivement le ventre, jusqu’à vider complètement les poumons. Nouvelle apnée de quelques secondes pour conserver le gaz carbonique, puis redémarrer un cycle lent et ample. Il est conseillé de s’entraîner dix minutes matin et soir.

 

La Règle d’or

– Bien vider ses poumons à l’expiration, qui doit être au moins deux fois plus longue que l’inspiration.

  • Ce n’est pas pour rien si, lorsqu’on est stressé, on soupire.